Parcour

Mapa recorrido Dakar 2021

L’exercice permet déjà à chacun de retrouver l’état de concentration que nécessite la compétition. En s’éloignant à une trentaine de kilomètres du stade du Roi Abdallah, les quelques pistes sablonneuses au programme du jour invitent à jouer « tout en glisse ». Le classement définira surtout un ordre de départ qui garantit la sécurité de l’étape du lendemain. Chacun à sa place.

La première spéciale a été intégralement tracée sur des pistes, la subtilité consistant surtout à relier des vallées sans se laisser piéger par les nombreuses intersections qui sont autant de risques de petites erreurs de navigation. Les passages caillouteux qui se présenteront invitent aussi à la vigilance… une crevaison est vite arrivée.

L’heure est venue de s’attaquer aux premières dunes, sur une longueur d’une trentaine de kilomètres, à négocier dans le premier tiers de la spéciale. Question couleurs, le jaune est à l’honneur mais les dunes blanches apportent leur touche de contraste. Une longue section de horspistes, version « open space » du désert, précède un enchaînement final de pistes sablonneuses.

Le décor du jour, ce sont les portes de l’Empty Quarter… le désert absolu, en somme. La dose de dunes est conséquente, mais rendue digeste par leur disposition puisqu’elle sont disséminées sur de petits cordons. La spéciale alterne des passages techniques et des portions plus roulantes. Les plus rapides ont déjà l’opportunité de faire la différence sur cette boucle d’or.

Il s’agit de la plus longue étape en prenant en compte la distance de liaison, mais la partie purement sportive n’a pas vocation à épuiser les pilotes. Au contraire, l’accent a été mis sur le plaisir du pilotage, mais les enchevêtrements de pistes ne laisseront pas de répit aux copilotes. Même sur une journée de transition, les erreurs se comptent vite en minutes et en places perdues. Au contraire, l’accent a été mis sur le plaisir du pilotage, mais les enchevêtrements de pistes ne laisseront pas de répit aux copilotes. Même sur une journée de transition, les erreurs se comptent vite en minutes et en places perdues.

Le rallye raid invite à la patience. C’est ce que cette longue et difficile spéciale mettra en évidence, quitte à jouer avec les nerfs des plus pressés. Plusieurs éléments contribuent à faire baisser la vitesse moyenne : la part importante de dunes en milieu de spéciale et les nombreux cailloux qui tapissent certaines pistes. Crevaison assurée en cas de précipitation.

Pas un mètre de dur pour rejoindre Ha’il, c’est du 100 % sable. Les dunes prennent toutes les formes sur l’itinéraire du jour, il faut savoir les aborder à l’endroit et à l’envers ! Pour les motards, le mot défi prendra tout son sens et les bras des plus costauds finiront en marmelade. Certains connaîtront les sessions nocturnes dans le désert… et peut-être une très courte journée de repos.

Pour beaucoup, la journée de repos est déjà un objectif intermédiaire relevé. Il sera quoi qu’il arrive l’heure pour tout le monde de faire le point sur sa stratégie et d’utiliser de façon équilibrée le temps offert pour la récupération. Il sera réduit pour les retardataires, qui auront certainement un travail important à réaliser sur leurs véhicules. Les autres se partageront entre l’entretien nécessaire pour repartir sereinement à l’assaut des dunes et le repos au sens strict. Le tout en restant concentré sur sa compétition !

L’étape marathon débute par un gros enchaînement de montagnes de sable, avec 100 km quasi ininterrompus de toboggans. Dès le départ, le thème de la gestion prendra toute sa place : gare à la surchauffe. Les plateaux caillouteux, puis une alternance de pistes sinueuses et rapides concluront cette première partie. La mécanique sera autorisée dans un parc de travail uniquement accessible aux concurrents.

C’est généralement dans la deuxième partie de l’étape marathon que les prudents de la veille sont récompensés. En plus de la satisfaction de traverser sans encombres les pistes sablonneuses puis caillouteuses de la spéciale du jour, ils pourront savourer les panoramas les plus somptueux du pays, à condition de garder un œil bien vif sur le roadbook. C’est le moment de déclencher les caméras.

Le départ de la spéciale sera donné en bord de Mer Rouge, la journée débutant par une balade sur le rivage. L’ambiance balnéaire ne dure pas, on s’oriente ensuite vers des pistes parfois roulantes mais souvent trop sablonneuses pour faire monter le compteur. La longueur et la variété de l’exercice du jour le classent parmi les plus exigeants de la quinzaine.

Le décor passe du majestueux au sublime sur tout le début de l’étape. Et le niveau esthétique ne connaît pas de déclin en entrant dans les zones semi-montagneuses qui constituent l’essentiel du programme. Les pistes sablonneuses autorisent toutefois un rythme rapide par endroits… à condition de savoir se repérer entre les vallées.

La plus longue spéciale du rallye sera aussi celle de l’explication décisive entre ceux qui pourront encore prétendre aux différents titres. Après plusieurs jours sans dunes, le retour du franchissement sélectionnera les experts sur près de 100 kilomètres : dans cet océan de sable, les minutes peuvent se perdre ou se gagner par paquets de dix

L’ultime étape du Dakar n’est pas toujours la plus simple. Les pilotes et équipages seront encore maintenus sous pression par des cordons de dunes où un « tankage » serait du plus mauvais effet. Pour autant la journée sera placée sous le thème de la célébration, autour d’une ligne d’arrivée qui sera placée sur les rivages d’une Mer Rouge qui rappellera à certains le Lac Rose.

Pour autant la journée sera placée sous le thème de la célébration, autour d’une ligne d’arrivée qui sera placée sur les rivages d’une Mer Rouge qui rappellera à certains le Lac Rose.